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Blog d'Olivier Issaly

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Comment j’ai voyagé grâce aux réseaux sociaux

Fin avril, je suis parti en vacances en famille à Madère, petite île du Portugal au large des côtes marocaines. La particularité de ces vacances, c’est comment les réseaux sociaux ont guidé leur préparation. Reprenons les grandes étapes d’un voyage.

L’idée d’abord. Je cherchais une destination pour partir avec toute la famille, pas trop loin de France, mais assez dépaysant tout même. C’est par hasard que j’ai découvert des photos de Madère en suivant @viinz sur Instagram (que j’ai connu par son blog automobile à l’origine :p).

La préparation. J’ai commencé à glaner des idées de choses à faire à Madère en fouillant sur Pinterest et en me faisant un tableau spécial Madère. C’est là, par un des pins, que j’ai découvert un hôtel, le Porto Mare, qui m’a semblé tout à fait approprié pour nos vacances en famille.

La réservation. Très simple : j’ai demandé une proposition directement à l’hôtel par e-mail. C’était en pratique plus simple qu’un site comme Booking ou autres, vues mes contraintes de nombre de personnes/chambres. Et l’offre tout aussi intéressante. Et voilà !

Une levada, canal d'irrigation typique de Madère, qui sert de chemin de randonnée

Une levada, canal d’irrigation typique de Madère, qui sert de chemin de randonnée

Le voyage en lui-même c’est très bien passé, Madère est une île vraiment magique !

Le partage. C’est là que MyAtlas intervient 🙂 J’ai raconté mes vacances à Madère, photos à l’appui. Contrairement à ce que je faisais avec des albums Flickr quelques années auparavant, j’apprécie sur MyAtlas de pouvoir raconter mon voyage par étapes avec une localisation géographique. Les nombreux formats pour agencer et valoriser les photos rythment bien mieux le récit. Et surtout, il se partage facilement à toute la famille, et j’aurai encore plaisir à le relire dans quelques années.

Voilà le sens de ce sur quoi on travaille avec MyAtlas : apporter de l’inspiration pour des voyages en faisant rêver quelques minutes, et avoir le plaisir d’un beau support pour ne pas oublier ses beaux voyages.

De Wenuts à MyAtlas

En mai dernier je parlais de Wenuts, notre nouveau projet autour des forums de discussions. Celui-ci a bien évolué depuis, puisque nous lançons aujourd’hui MyAtlas, une plate-forme de blog pour faire de ses voyages des récits inspirants. Comment en est-on arrivé là ? 🙂

Nous avons travaillé à dépoussiérer les forums, avec une idée en tête : comment valoriser les expériences exceptionnelles qui y souvent racontées par les mordus de voiture, de voile, de photos et bien d’autres passions… On tournait autour d’un concept de “mémorable”, pour donner les outils d’un blog, directement intégrés dans le forum de votre passion.

On The Road Again 2015-12-18 13-42-15Pendant l’été 2015, on fait un test sur la passion automobile. Rapidement, le concept de mémorable nous semble plus important que les forums, surtout dans une optique de monétisation d’influence avec les marques.

Dans notre liste de passions pour lancer Wenuts, nous avions notamment l’automobile, la photographie, la voile, le voyage, l’équitation, la cuisine ou encore le vin. À bien étudier le potentiel du produit sur chaque passion, ce fut vite clair : on commencera par le voyage, et on ne fera que le voyage !

Quelques mois et un bon reshaping du produit plus tard, voilà MyAtlas 🙂

MyAtlas : faites de vos voyages des récits inspirants

MyAtlas est une plate-forme de blog pour raconter un voyage. La particularité : pas besoin de set-up ni d’effort pour se faire connaître, même si vous ne faites qu’un beau voyage par an.

On vous fournit un éditeur de qualité professionnelle, d’une simplicité déconcertante, pour faire de beaux récits de voyage inspirants. Le tout intégré dans une communauté de voyageurs.

Et comme on est hélas pas toujours en vacances, MyAtlas c’est aussi l’opportunité d’explorer le monde et chercher l’inspiration à travers les récits authentiques des autres. C’est tout la richesse du voyage : il n’y a pas deux voyageurs identiques !

MyAtlas, plate-forme de blog de voyage

MyAtlas, c’est votre façon de voir le monde à travers vos voyages.

Le service est déjà live sur myatlas.com, n’hésitez pas à le tester et nous faire part de vos commentaires ! Vous trouverez mes récits de voyages sur mon profil. Au programme : SuèdeJapon, Islande, Pérou, Canada, Irlande… J’avoue, je suis plus mordu de voyages que de chevaux ou jeux vidéo 😉

La presse start-up aux USA

Pour faire suite à mon précédent billet sur la presse start-up en France, je voulais parler de deux médias aux USA que je suis, et dont je rêve d’avoir des équivalents en France.

Le premier se nomme The Information. La publication n’est pas très fréquente, de l’ordre d’un à deux articles par jour. Mais les sujets abordés sont toujours bien étayés par des analyses économiques sérieuses. En cela, The Information se rapproche d’une presse économique et financière, mais spécialisée sur les startups. On y trouve des articles sur la façon dont les grands fonds valorisent les startups tech, la réalité sur le business d’Amazon à travers une analyse de sa base d’employés, ou ce qu’il advient des stock-options des employés en cette période de downrounds.

Pour le second, il s’agit de Pando Daily. La publication est plus soutenue, et le style bien différent. Sans faire dans le people start-up, Pando commente l’activité dans la Silicon Valley, dans un esprit que je qualifierai de critique et engagé. Un article de Sarah Lacy sur la culture « asshole » d’Uber a fait la réputation du média et lancé un grande controverse. Récemment, Pando a lancé un programme pour donner un accès gratuit au site aux chauffeurs de Uber et Lyft, afin qu’ils puissent être bien informés sur le comportement de ces sociétés. Le ton est donné !

Ces deux médias d’investigation éclairent sous un autre jour ce qu’il se passe dans l’économie numérique aux US. Souvent avec un temps d’avance sur ce qui arrive en Europe, donc très intéressant.

Cette qualité a un prix en revanche, et ces sites ne sont accessibles que sur abonnement. Je ne suis pas certain que les écosystèmes en Europe soient assez matures pour que ce type de médias puisse exister, mais ce serait une belle avancée d’avoir cette d’information !

La presse start-up en France

Une journaliste de Rue 89 a décidé de se payer la tête de Viadeo, et visiblement ça ne plait pas sur Facebook… Voilà un bon exemple où l’écosystème start-up français doit encore énormément progresser : la presse.

Oui, sur la forme cet article est pénible, avec ce ton gratuit bien français façon « je vous l’avais bien dit »… Maintenant, qu’a-t-on à se mettre sous la dent quand on veut lire quelque chose un minimum critique sur les startups en France ? Pas grand chose à mon goût. On verse plus souvent dans la quantité que la qualité. Alors il est malheureux qu’il faille qu’une société aille vraiment mal pour qu’on parle enfin des problèmes, mais c’est déjà bien d’en parler.

Si je me réjouis que l’entrepreneuriat soit de plus en plus reconnu, ça ne doit pas empêcher de parler des problèmes. Il est bien trop facile de glisser du « acceptons l’échec » au « n’en parlons pas ». Certains entrepreneurs ont le courage d’en parler, mais on manque d’analyse sérieuse de tiers sur le sujet. La « célébration de l’échec » tant en vogue n’a pas à être sélective selon la bonne volonté des principaux concernés.

Enfin, une presse de qualité, ça permettrait de contrebalancer les discours des entrepreneurs, des investisseurs ou des politiques (désormais bien impliqués dans l’écosystème). Entre les fanfarons, les donneurs de leçons et les communicants, il y aurait tant à écrire pourtant !

J’imagine que cela viendra au fur et à mesure que l’écosystème grandira, et qu’apparaîtra alors une presse spécialisée tech/startup, avec un regard critique, une bonne compréhension des technologies et une analyse économique solide. Notre écosystème ne s’en portera que mieux !

Update : Le Monde a écrit Viadeo, un CV trop léger pour conquérir le monde, un article bien plus nuancé et équilibré sur l’aventure Video. Aussi, j’ai écrit un update sur deux exemples de médias startup américains.

Investissement dans les startups

Depuis que j’ai quitté Owlient l’an passé, j’ai pas mal réfléchi (et hésité) sur la façon dont je pouvais investir dans des startups. Bien que ce soit un actif très risqué, c’est un investissement dont je comprends les rouages, ce qui permet de le gérer plus sereinement 🙂

Démarrant actuellement une nouvelle entreprise, j’ai finalement décidé de me fixer une règle de ne pas investir en direct, afin de rester concentré sur mon activité principal. Je n’avais pas fait d’investissement en direct non plus lors de mes 3 ans d’earn-out pour la même raison : rester concentré sur mes objectifs professionnels. De fait, j’ai investi depuis la cession d’Owlient dans 3 fonds, qui interviennent à différentes étapes d’une start-up.

Le plus early-stage est 50 Partners, un accélérateur offrant un coaching assuré par 50 entrepreneurs expérimentés, en échange d’une petite participation au capital. Les Partners sont donc indirectement au capital des starts-up via la structure 50 Partners, ce qui motive pour bien les aider. 50 Partners dispose par ailleurs d’un fonds additionnel, 50 Partners Capital, investissant entre 50k€ et 150k€ dans les starts-up déjà sélectionnées dans 50 Partners.

Vient ensuite Network Finances. Il s’agit d’un fonds d’entrepreneurs dont les tickets se situent généralement entre 100k€ et 300k€. La particularité de Network Finances, c’est que tous les souscripteurs du fonds sont des entrepreneurs, et que le fonds n’investit que si un des entrepreneurs-souscripteurs pourra coacher activement la participation. Ajoutez à cela le réseau et les compétences des autres entrepreneurs, et cela donne une vraie valeur ajoutée pour la start-up.

Enfin, vient Partech Entrepreneur. Il s’agit d’un fonds d’amorçage créée par Partech Ventures, dont une part significative des fonds provient d’entrepreneurs, réunit sous la forme d’un club 4 fois par an pour tisser des liens avec les participations. Les investissements sont plutôt de l’ordre de 300k€ à 700k€. Avec son fonds historique de capital risque et celui plus récent de capital développement, Partech est en mesure d’accompagner la start-up assez loin dans son développement par la suite.

À noter que je ne m’interdis pas d’investir en direct quand c’est au côté d’un des fonds auquel je participe. Le plus important pour moi est de savoir qu’il y a un lead investor qui fera le travail de veiller au bon développement de la participation. De sorte que je reste concentré sur ma société Wenuts.

Lorsque vous m’envoyez par mail ou via LinkedIn des propositions d’investissement, sachez donc que je les regarde à travers les critères des fonds auquel je participe. Si l’un d’eux vous intéresse pour votre start-up, n’hésitez pas à me contacter.

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