Courant 2025, je me suis remis à coder ponctuellement, puis plus activement en fin d’année. Je n’avais pas touché au code depuis 3 ans concrètement, et j’ai eu le sentiment de m’y remettre à un moment spécial : l’arrivée de l’IA agentique dans le développement Web.
Difficile de passer à côté tant le chamboulement est énorme pour le métier de développeur. On lit ici et là que les développeurs n’auront plus besoin de coder et que c’est la fin des développeurs. Plus j’avance dans le sujet, plus j’ai le sentiment que tout change dans le quotidien et en même temps, rien ne change vraiment dans les fondamentaux du métier. Il me faudra surement plusieurs posts ici pour étayer.
Une fonctionnalité de l’IDE Cursor illustre bien cela, celle du navigateur embarqué qui permet de modifier visuellement l’application. C’est est assez bluffant : on modifie l’agencement en drag&drop ou les styles par la console développeur, et l’agent s’occupe de modifier le code front et back d’origine. Pas mal ?

Cela me rappelle furieusement Dreamweaver à la grande époque. J’ai commencé à créer des sites Web par curiosité car ce logiciel trainait sur un PC que j’avais acheté d’occasion. Et les débats n’étaient pas si différents à l’époque (vers 2000) que ceux d’aujourd’hui sur l’IA : doute sur la qualité et pérennité du code HTML généré (il faut se souvenir des enjeux de compatibilité navigateur et la maintenabilité associée…), débat sur la réalité de l’accessibilité à tous de faire un site Web, etc.
Est-ce que l’ère du webmastering et du wysiwyg1 a réduit le besoin en développeurs ? Au contraire ! Je suis convaincu qu’à chaque fois qu’on abaisse la barrière pour produire un site ou un logiciel, on élargit aussi la base d’entreprise qui considèrent investir dans leur propre site, applicatif ou logiciel. L’essor du Web 2 qui a suivi, puis du SaaS, et les multiples évolutions des CMS jusqu’à des services comme Webflow, n’ont d’ailleurs pas enlevé le besoin d’agences et de développeurs2.
Sans même parler des enjeux de passage à l’échelle (faire un site HTML c’est une chose, passer à l’échelle un applicatif Web en était rapidement une autre – il en sera de même avec tous les prototypes générés en quelques minutes par l’IA), cet élargissement de l’assiette de demandes me laisse penser que c’est tout sauf la fin des développeurs !
- What You See Is What You Get ↩︎
- Même à Zenride d’ailleurs, on utilise une agence pour gérer notre site vitrine sous Webflow… Cela dit, quand je lis ce genre de retour d’expérience, ça m’interroge ! ↩︎
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