Kiad.org

Blog d'Olivier Issaly

Auteur : Olivier Issaly (Page 1 of 37)

Mon premier bilan velotaf

Il y a tout juste un an, ma bonne résolution de l’année 2019 était de passer complètement au vélo pour mes déplacements en ville. Je faisais déjà du vélo régulièrement, mais je souhaitais retrouver un regain de forme. Plus de métros donc, que du vélo ! Et grand bien m’en a fait.

Quelques chiffres

J’aurai fait en tout 2059 kilomètres pour cette première année. Ce fut une année de transition professionnelle : j’ai fait du full-remote pour MyAtlas lors des 6 premiers mois (peu de déplacements quotidien en vélo), puis j’ai rejoint Zenride (beaucoup de trajets quotidiens). Je m’attends donc à un kilométrage plus élevé encore en 2020 🙂

Objectif atteint

Le premier objectif fut atteint. J’ai perdu entre 3 et 5kg de façon permanente, et ça se ressent au quotidien. En faisant un peu de sport tous les jours, j’ai moins éprouvé le besoin d’aller courir le week-end, ce qui en soit est un gain de temps.

Parlant de temps, cela m’a convaincu que le vélo est clairement le moyen de transport le plus rapide en ville. On oublie la voiture largement disqualifiée (je fais une moyenne de 16 à 17 km/h contre 14-15 pour une voiture). Mais même par rapport au métro, c’est souvent équivalent en temps. Je fais donc un exercice physique quotidien, sans perdre de temps 🙂

Le matériel

Jusqu’à cet automne, j’ai enfourché mon fidèle Strida pliant que j’ai depuis plus de 7 ans maintenant. Pas plus gros qu’une poussette une fois plié, je l’emmène partout avec moi, aucun risque qu’on me le vole. J’ai du faire plus de 1 500 kms avec ce vélo de cirque comme on me le dit parfois 😂 (il faut bien avouer que la forme et l’équilibre sont spéciaux !).

Ne pas se fier aux apparences, ce vélo est très efficace !

Seul inconvénient : le porte-bagage est limite pour y accrocher un sac avec un ordinateur (à deux reprises il est tombé sur la chaussée :/). Et porter un sac à dos limite l’aération du corps et fait vite transpirer, donc pas idéal…

Et force est de constater que le mono-vitesse induit quand même plus d’effort lors des relances ou dans les côtes. Paradoxalement, il m’arrive souvent d’aller plus vite en Strida que les vélos électriques ! Le poids léger (9kg de base) fait qu’il n’est pas compliqué d’accélérer et maintenir une vitesse supérieure à 25 km/h (vitesse de bridage des vélos électriques). Moyennant un pédalage rapide certes !

Pour plus de confort et stabilité, j’ai finalement craqué pour un vélo de ville BMC Alpen Challenge 02 ONE. Il est équipé d’une courroie comme le Strida (aucun risque de se salir quand je le porte pour le ranger), mono-plateau mais 8 vitesses dans le moyeu arrière. On repart avec moins d’effort avec les vitesses j’avoue ! Et avec un poids de 12kg, cela reste assez léger.

On trace en BMC !

Les équipements

Il ne me reste plus qu’à installer le porte bagage sur le BMC pour clipser les sacoches et avoir le dos libre. C’est vraiment un équipement indispensable quand on fait du vélo tous les jours.

L’autre équipement indispensable, c’est la tenue de pluie. Selon la durée de votre trajet, cela peut s’avérer indispensable. En pratique, je me rend compte que même lors d’une petite pluie fine, je ne m’embête pas à l’enfiler… Comme quoi le nombre de jours où on est vraiment trempé est somme toute assez faible dans l’année (comme cette excellente étude le montre !).

Abonnement aux transports en commun

C’est un pas qui n’est pas évident à franchir au premier abord, mais finalement au bout de 6 mois j’ai résilié mon abonnement Navigo. À 75€/mois, cela ne se justifiait plus pour les quelques fois où j’ai vraiment eu besoin de prendre le métro. Il suffit de garder sur soi un carnet de tickets classiques au cas où, et cela revient bien moins cher. Le vélo, c’est aussi une belle économie chaque mois !

La circulation

J’entends souvent dire qu’il est dangereux de faire du vélo à Paris. Personnellement, je ne me suis jamais vraiment senti en danger, à part une fois sur un contresens cyclable. Je les évite désormais quand c’est possible, je considère que les vélos n’ont pas à servir de ralentisseurs pour les voitures… Avec l’expérience, on repère de loin les voitures qui tournent sans regarder leur angle mort, le seul risque est d’être soi-même dans un moment d’inattention. Et comme je l’écrivais plus tôt, si on prend de respecter le code de la route à vélo, on se met rarement en danger au final.

Reste la cohabitation avec les autres usagers, en particulier avec les voitures et les scooters. Il y a hélas trop d’incidents où les gens en viennent au main, donc je prend sur moi et je ne dis rien quand je vois d’autres « incivilités », c’est souvent de toute façon inefficace de s’expliquer…

Bilan du vélotaf

Aucune chance que je revienne en arrière maintenant que j’y ai goutté !

Car il reste un gros avantage non négligeable que je n’ai pas évoqué : deux fois par jour, pendant 15, 20 ou 30 minutes, je prends l’air et m’aère l’esprit, sans être le nez sur mon smartphone par exemple. Ce n’est pas qu’un bienfait physique, c’est aussi une coupure mentale qui fait du bien au quotidien 🙂 Cela vaut largement la vingtaine de jours par an où c’est un peu moins marrant !

Désintox énergétique

La fin de l’année approchant, c’est aussi l’heure des bilans. Sur le plan personnel, 2019 aura surtout été marquée par le souhait de réduire mon impact environnemental au quotidien.

Le déclic m’est venu un peu plus tôt, à l’été 2018, alors que je lisais Let my people go surfing, du fondateur de Patagonia. On me l’avait recommandé pour le sujet management, mais c’est l’aspect environnemental que j’ai le plus retenu. Cela m’a d’autant plus marqué qu’on passait le premier été dans notre nouvel appartement à Paris. Nous avions mis beaucoup d’énergie (9 mois de travaux), et de finances bien sûr, dans un appartement qui s’avérait être invivable en pleine canicule. De là, j’ai commencé à remettre beaucoup de choses en question.

Chacun a ses prises de conscience. J’étais bien sûr informé (de façon parcellaire peut-être) du problème climatique, mais j’ai l’impression qu’il faut parfois que cela vous touche personnellement pour réellement intégrer ce qui se passe. Et entre la prise de conscience et les actions, pour diverses raisons, il s’est encore écoulé un peu de temps…

Qu’ai-je fait en 2019 ?

Ma bonne résolution de l’année fut de me mettre au vélotaf. En soi, c’était plus motivé par l’envie de retrouver un regain de forme que par l’impact écologique, vu que je ne me déplaçais déjà qu’en transports en commun dans Paris. Cela étant, cela m’a clairement ouvert les yeux sur la place aberrante de la voiture. Et le week-end à la campagne, je fais beaucoup plus de vélo pour aller faire les courses désormais, même si le premier commerce est à 5 kms. Au moins, cela force à n’acheter que l’essentiel !

Peu de temps après, en février, j’ai revendu ma Porsche. Outre le poids financier et d’image (je ne m’y suis jamais fait), je ne supportais plus la contradiction entre l’impact d’une telle voiture et mon souhait de réduire mon empreinte carbone. Entre temps j’avais acheté une Nissan Leaf électrique, ce qui m’a donné bonne conscience un temps, jusqu’à ce que je réalise que ça ne résoudra rien au problème climatique, hélas. J’essaye donc d’en limiter l’usage autant que si c’était une thermique.

Dans la foulée, nous avons privilégié systématiquement le train pour tous nos déplacements en France. On s’oblige à prendre des TER en correspondance plutôt que de demander à nos familles ou amis de venir nous chercher à la gare TGV parfois éloignée. On s’est mis au train de nuit quand il est encore disponible, comme pour notre repas de famille dans l’Aveyron.

Puis j’ai décidé d’arrêter de prendre l’avion à la fin du printemps. Les chiffres ne pardonnent pas, c’est inutile de faire un quelconque effort par ailleurs si c’est pour le ruiner au premier vol. Avec du recul, c’était je trouve la décision la plus facile à prendre, celle qui a le moins d’inconfort au quotidien. Cela m’a permis de réfléchir au sens du voyage, et de ce que j’en attendais. Clairement je ne manque pas d’idées pour continuer à voyager sous bien d’autres formes !

Et ensuite ?

Ça, c’était pour les décisions relativement faciles et à fort impact, dans mon cas surtout portées sur les transports. Reste le quotidien avec les décisions qui génèrent le plus d’inconfort à mon sens.

La question des déchets est la plus difficile. On ne parle pas du recyclage, mais bien de réduire drastiquement la quantité de déchets. Acheter en vrac en faisant l’effort de ramener ses contenants, cuisiner soi-même ses plats du midi plutôt que d’acheter à emporter du tout prêt sur-emballé, faire ses soupes et ses yaourts pour réduire les emballages, penser à prendre la sacoche à pain pour ne pas avoir un enième sachet papier, etc. Autant de multiples gestes au quotidien qui demandent beaucoup d’efforts, et les moments de faiblesse sont vite arrivés. D’autant qu’il faut parfois insister pour ne pas avoir de sac, un comble ! On débute tout juste une démarche vers le zéro-déchet, mais je sais que ce sera compliqué.

Je commence les efforts sur d’autres aspects aussi. Le chauffage en est un, en réduisant les températures ambiantes et en optimisant au maximum en période d’absence. La viande en est un autre, en particulier les viandes rouges dont le bilan est très négatif. Je ne suis pas un grand consommateur de viandes rouges, mais de la viande en général sûrement trop. Réduire drastiquement la consommation inutile et privilégier l’occasion est clé aussi, surtout pour tout ce qui touche à l’informatique. Et puis il y a l’eau, quand elle est chauffée… pour la douche. Je ne me suis pas encore résolu à réduire le temps que j’y passe j’avoue. Comme quoi la notion de confort est relative, j’ai trouvé plus facile d’arrêter de prendre l’avion !

Est-ce assez ?

Non bien sûr, on peut toujours faire plus, être plus radical. J’ai bien quelques idées en tête mais j’ai un couple à préserver quand même 🙂

Si j’ai eu la question climatique en tête tout au long de l’année, ce qui a achevé de me convaincre, c’est le cours de Jean-Marc Jancovici, CO2 ou PIB : il faut choisir. Très pédagogue, se concentrant uniquement sur les problèmes à travers des faits, il explique parfaitement bien à quel point nous sommes littéralement drogués aux énergies fossiles.

C’est ce qui m’a inspiré le titre du post, car du risque climatique ou énergétique, honnêtement je me demande si le second n’est pas le plus inquiétant. Nous n’allons pas avoir d’autres choix que de retrouver une sobriété énergétique, et le plus tard on le fera, le plus douloureux ce sera.

La bonne nouvelle dans tout cela, c’est qu’on va aller vers un temps béni pour les ingénieurs (même sans diplôme !), qui excellent à trouver des solutions sous la contrainte. Il y a tout à réinventer et repenser, et malgré les pensées pesantes que le sujet engendre inévitablement, c’est personnellement ce qui me motive le plus.

Faire un long trajet en voiture électrique

Cela fait un an que je suis passé à la voiture électrique. Constatant que l’essentiel de mes déplacements étaient en Île de France, cela m’a semblé le plus approprié.

Mon choix s’est orienté à l’époque sur la Nissan Leaf II, disposant d’une batterie de 40 kWh, avec une autonomie annoncée de 270 kms en cycle WLTP. Parfait pour les déplacements dans la région parisienne, et surtout, suffisant pour aller chez mes parents dans le Maine & Loire, à 250 kms environ, ce que je fais régulièrement. D’emblée j’ai fait une croix sur les très longues distances, considérant que c’était au final assez rare dans mon cas (une fois par an, et encore).

Pour ce qui est des déplacements en Île de France, la voiture est parfaite. J’ai pu installer une borne à la maison qui permet de recharger en 6h, ce que je fais chaque week-end. L’autonomie n’est pas un sujet, je n’y pense même plus en fait. Je fais essentiellement du péri-urbain (très peu de ville, j’évite Paris), et la voiture est semblable à n’importe quelle autre, le bruit en moins 🙂 D’ailleurs, sur les nouveaux revêtements anti-bruit, on a l’impression d’être sur un tapis volant !

La Leaf II est une compacte très agréable à conduire, surtout avec la e-Pedal.

 

On oublie l’autoroute…

Pour ce qui est des longs trajets, comme aller chez mes parents, j’ai en revanche vite déchanter. Il faut bien avoir en tête que l’autonomie annoncée de 270 kms correspond à un cycle mixte (WLTP). On peut faire plus en poussant à l’extrême (comme ce test sur le périhérique de Paris), mais personnellement je fais rarement plus de 250 kms avec une conduite mixte justement.

Sur autoroute la voiture n’a aucune difficulté à 130 km/h, en revanche la consommation explose complètement. Sur le papier, ce problème est compensé par la présence sur les aires d’autoroutes de super-chargeur, qui dans le cas de la Leaf, permettent de récupérer 80% de la batterie en 40 minutes.

Dans mon cas, que ce soit à l’aller ou au retour, je me suis retrouvé à m’arrêter deux fois pour charger. Je suis tombé à l’aller sur une première borne défaillante qui coupait à chaque fois au bout de 5 minutes de charge.

Même sans cet incident, je n’étais pas confiant de le faire avec un seul arrêt. Comme je roule très rarement à 130, j’ai l’impression que l’historique de consommation ne reflétait pas ma consommation à venir. Et du coup, l’autonomie annoncée n’était jamais respectée : quand la voiture m’annonçait 100 kms d’autonomie, 20 kms plus loin, elle ne m’en annonçait pas 80 mais 70 voire 65. Très difficile d’être serein… Il y a sûrement des ordinateurs de bord plus intelligents mais le fond du problème reste le même : la consommation à 130 km/h flingue l’autonomie.

S’ajoute à cela le fait que les aires de repos sur autoroute sont espacées de 50 kms en général. Cela parait peu, mais quand il ne vous reste que 60 kms, et qu’il s’avère qu’une borne de super-chargeur est en panne et indisponible (ce qui m’est arrivé au retour) ou occupée (ce qui arrive inévitablement), cela devient problématique et carrément anxiogène.

Bilan : j’ai mis 2 fois plus de temps qu’avec une voiture thermique (2 arrêts pour charge), et le voyage fut très stressant.

« On est heureux Nationale 7 »

Suite à cette mauvaise expérience, j’ai ré-tenté l’aventure (oui, on peut parler d’aventure) par la nationale. Moi qui rigolait d’un oncle qui ne jure que par la nationale pour faire Paris-Cholet, m’y voilà aussi !

Premier bénéfice : on roule en alternant entre des villes à 50 km/h et de la nationale à 80 km/h (merci le Premier Ministre, sincèrement), vitesses à laquelle la consommation est optimale. Aucune surprise sur l’autonomie annoncée non plus, qui redevient fiable : quand il reste 100 kms, 20 kms plus loin il vous annonce bien 80 kms restant en autonomie. Ouf !

Deuxième bénéfice : le maillage de borne électrique est en réalité très dense en dehors des autoroutes. Jetez un œil à Chargemap pour vous faire une idée, mais en gros, vous êtes sûrs de trouver une borne dans un rayon de 5 à 10 kms. Pas nécessairement des super-chargeurs, mais de puissance suffisante pour ne pas trop attendre. C’est très rassurant et on roule serein ! Et en ultime recours, vous pouvez toujours vous arrêtez chez l’habitant et brancher sur une prise classique. C’est long, mais toujours mieux que la dépanneuse sur l’autoroute…

Troisième bénéfice : on redécouvre nos belles régions. Dans mon cas, j’ai découvert le Perche, l’odeur de rillettes à Connerré et les bords du Loir en arrivant sur le Maine et Loire. Et fini la gastronomie des aires de repos façon restaurant universitaire, vous pouvez vous arrêter dans n’importe quel bon petit restaurant d’une ville traversée.

Cerise sur le gâteau : il n’y a pas de péage à payer.

Bilan : j’ai mis aussi 2 fois plus de temps qu’avec une thermique par l’autoroute, mais pour un trajet agréable et sans stress.

Une voiture électrique pour le quotidien

Avec du recul, clairement la voiture électrique ne me semble pas adaptée aux longs trajets. Je ne le fais que si j’ai des objets très encombrants à emmener ou ramener de chez mes parents.

Bien sûr, vous pouvez opter pour une voiture avec une batterie plus conséquente (comme la Leaf 60 kWh ou mieux, une Tesla). Mais d’une part, vous serez toujours frustré sur des trajets encore plus longs (étonnement – ou pas – on m’a dit plusieurs fois qu’aller au ski depuis Paris en Tesla, c’était pénible). Et d’autre part, augmenter la taille de la batterie ne fait qu’augmenter le bilan carbone de la voiture à l’achat.

La solution la plus adaptée à mes yeux reste le train, avec éventuellement location de voiture sur place si besoin. C’est ce que je fais quasi-systématiquement désormais.

Du coup, utilisant la voiture essentiellement en région parisienne, je pense qu’une batterie plus petite aurait probablement été suffisante (20 ou 30 kWh comme les premières Zoé). La Leaf II est une très bonne voiture, mais sur-dimensionnée pour mon usage, ayant anticipé des longs trajets que je ne fais pas.

Si on pense à passer à l’électrique, je pense qu’il faut oublier la voiture à tout faire qui couvre 100% des cas d’usage, et accepter une voiture parfaite au quotidien, avec des solutions alternatives quand c’est nécessaire. C’est ce que recommande l’ADEME d’ailleurs : choisir une voiture dont la taille de la batterie est adaptée à la distance domicile-travail, pas aux trajets exceptionnels les plus longs.

 

Update : j’ai corrigé l’autonomie annoncée, car Nissan communique désormais l’autonomie avec la nouvelle norme WLTP et non plus NEDC (qui n’était pas du tout réaliste).

Pourquoi respecter les feux à vélo

Oui je sais, c’est une obligation légale, on ne devrait même pas avoir à évoquer des raisons de la respecter. Pour ma part, cela fait un peu plus de deux ans que j’ai décidé de ne plus griller les feux*, et je n’y vois que des avantages.

Mais je dois bien avouer que je me sens souvent seul au feu, voire un peu bête, la majorité des cyclistes les grillant. Ce n’est pas une question d’âge ni de matériel utilisé ni de type de carrefour, c’est juste généralisé, soyons honnêtes…

Alors voilà à l’usage quelques bonnes raisons de reconsidérer cette mauvaise habitude.

Réduire l’effort

À vrai dire, c’est la première raison qui m’a incité à respecter les feux. J’ai un vélo classique, mécanique, et en plus je ne peux m’empêcher de me donner à fond en vélo. Autant dire que le problème de la transpiration s’est vite posé. J’ai commencé par m’équiper d’un porte bagage pour éviter le sac à dos qui amplifie le problème mais ça ne suffit pas.

Respecter les feux est venu naturellement, car ça me permet de marquer des pauses. Je souffle un peu et j’évite de trop transpirer ainsi. Accessoirement, ça permet de vérifier l’itinéraire sur son téléphone en toute sécurité, au lieu de le faire en roulant (oui, ça m’arrivait aussi).

Être en sécurité

On me rétorque souvent que faire du vélo en ville, en particulier dans Paris, est dangereux. La première réponse à cela est qu’en respectant le code de la route, on se retrouve bien moins souvent dans des situations dangereuses. Étonnant non ?

Fini les situations au milieu d’un carrefour, avancé sur les passages piétons au delà du feu, à jouer avec le pédalier pour pas remettre pied à terre, en attendant de trouver un moment pour se glisser entre deux flots de voitures. Les stops sont aussi étrangement bien moins dangereux quand on a marqué l’arrêt et pris le temps de regarder si d’autres usagers arrivaient.

Apprécier l’architecture

Je fais beaucoup de vélo dans Paris, et la première chose qui m’a frappé en m’arrêtant au feu, c’est l’architecture des immeubles. Pendant quelques dizaines de secondes, vous pouvez lever la tête, et observer les façades d’immeubles.

Et il y a bien plus de détails qu’on ne l’imagine quand on se contente de regarder le bas des immeubles. Je pense en particulier aux ornements bien sûr, au subtil mélange de matériaux parfois ou encore mon préféré, les frontons portant des inscriptions. On a vite fait de replonger dans l’histoire de Paris, quand on voit que les immeubles furent bâtis pour telle société d’ouvrier, pour telle fondation, pour telle communauté ou syndicat, etc.

Avoir la conscience tranquille

Comme on dit, il faut savoir balayer devant sa porte. Alors si vous voulez critiquer librement les autres usagers qui ne respectent pas toujours le code de la route, le mieux est de commencer par le respecter soi-même, et avoir ainsi la conscience tranquille !

L’autre avantage, c’est qu’ainsi vous donner une meilleure image des cyclistes, qui ne sont pas plus au dessus des lois que les autres. Ma bonne action préférée est de m’arrêter au passage piéton, celui sans feu où personne ne s’arrête. Les piétons sont en général tellement agréablement surpris, ça vaut bien un coup de pédale supplémentaire pour repartir !

Ne pas faire aux autres ce qui vous ferait peur

Les cyclistes sont prompts à défendre leurs droits, notamment que leurs pistes cyclables ne soient pas utilisées par les autres usagers, ou qu’on ne les mette pas en danger en les doublant.

En respectant les feux, vous permettez aux piétons de traverser en toute sécurité, sans avoir à se demander si un vélo (ou autre usager) ne va pas les mettre en danger. Ne faites pas aux usagers plus vulnérables que vous, ce qui vous ferait peur de la part d’usagers moins vulnérables (auto, moto, scooter, etc.).


Encore une fois, la meilleure attitude est de considérer que la loi est ainsi, et qu’il faut la respecter. Elle permet à tous les usagers de profiter des mêmes infrastructures en toute quiétude. On en est loin à Paris, je sais, mais on peut rêver 🙂

* fiable à 99%, j’ai des moments de faiblesse encore…

Précisions suite aux commentaires :

  • j’ai un vélo pliant Strida très léger (9kg), le re-démarrage ne présente pas un effort énorme en pratique.
  • je ne juge pas si les feux sont la meilleure infrastructure dans une ville future avec majoritairement des vélos. Mais aujourd’hui ils sont là, et le code requiert de les respecter.
  • je ne parle pas des panonceaux M12 qui sont bien sûrs légaux. Je parle de griller des feux sans panonceaux M12 (ou dans une autre direction que celle autorisée par le panonceau, ou sans respecter la priorité des autres usagers)

Découverte du Bleisure

En ce jour férié dédié au travail, je vais justement parler du bleisure, la tendance qui consiste à combiner business (le travail) et leisure (les vacances). J’ai découvert ce terme lors d’une présentation d’Expedia l’an dernier, en me rendant compte que je le pratiquais déjà régulièrement.

L’idée est simple : si vous avez un déplacement professionnel prévu en fin de semaine dans une destination que vous ne connaissez pas, pourquoi ne pas étendre le séjour d’une journée ou deux le week-end pour la visiter ? Si vous prenez à votre charge les nuits d’hôtel en plus et les autres frais (repas, visites, etc), cela ne coute pas plus cher à l’employeur, et tout le monde est content. L’idéal étant que la famille ou des amis soient là aussi pour le week-end, avec-vous.

Le bleisure peut ainsi prendre plein de formes, mais l’idée est toujours la même : combiner dans un même voyage une période de travail et une période de vacances. On rentabilise ainsi mieux les temps (et coûts) de déplacement, parfois pesants lors de déplacements professionnels courts.

Petite précision : si vous partez en vacances et que vous êtes obligé de travailler encore car vous avez trop de boulot, ce n’est pas du bleisure à proprement parler, ni vraiment des vacances non plus… À mon sens, le bleisure est choisi, et avec un temps pour le travail, et un temps pour le repos.

Aller en vélo travailler au co-working dans l’île de Ré, c’est cool non ?

Pour ma part, ayant la chance de pouvoir travailler depuis n’importe où, c’est assez facile de combiner travail et vacances. Il m’était arrivé plusieurs fois de prolonger des déplacement professionnels pour un peu de tourisme, bien avant d’entendre parler de cette tendance.

L’an dernier, j’ai fait du bleisure, mais en partant d’un raisonnement différent. Mes beaux-parents possèdent une maison de famille dans l’île de Ré. Idéalement, on aime y aller en demi-saison, juste pour un week-end, mais c’est assez loin de Paris au final pour faire l’aller et retour dans le week-end et vraiment profiter de l’île.

Et pour pouvoir y aller plus longtemps, pour ma part il fallait que je puisse travailler sérieusement, ce qui n’est pas évident sans connexion internet dans la maison (et en général faible sur l’île de toute façon). La solution ? Aller dans un co-working bien sûr ! Et à ma surprise, il en existait déjà deux sur l’île, dont un co-working à Loix, avec une connexion en fibre optique.

Quand un week-end nous tente quelque part, mais que c’est un peu loin, mon premier réflexe est désormais de regarder si il y a un co-working proche. De sorte qu’on puisse partir non pas un week-end mais 4 ou 5 jours, avec 2 ou 3 jours de travail dans un cadre professionnel. Mon ami pose juste des jours en plus et se repose, le chanceux 🙂

J’aime bien cette formule, car on découvre la destination d’une autre façon. On rencontre des gens qui vivent et travaillent ici (comme les insulaires sur l’île de Ré) et cela apporte un éclairage autre que purement touristique.

Si vous avez la possibilité de travailler quelques jours à distance, la formule est idéale. D’autant plus si vous avez la possibilité de bénéficier d’un logement prêté par un membre de votre famille ou un ami 🙂 Plus d’excuses pour ne pas y aller !

Page 1 of 37

Blog d'Olivier Issaly & Thème basé sur Lovecraft